Skip to content Skip to footer

Moffat Takadiwa

Moffat Takadiwa travaille dans le quartier de Mbare
à Harare, l’un des plus grands centres de recyclage et d’économie informelle du pays. Appartenant à la génération née après l’indépendance, il traduit dans son œuvre ses préoccupations liées aux questions de consommation, d’inégalité, de post-colonialisme et d’environnement. Dès ses débuts, il fait de sa pratique artistique un levier pour la réhabilitation de sa communauté, en travaillant avec de jeunes artistes et créateurs locaux, dans la perspective de fonder le premier quartier artistique au monde employant des matériaux reconvertis.
Moffat Takadiwa crée des sculptures de grande envergure à partir de matériaux trouvés dans les décharges, majoritairement des déchets informatiques, des bouchons plastiques, des brosses à dents et des tubes de dentifrice. Après collecte et tri de ces petits objets réunis par formes et couleurs, toujours en très grande quantité, l’artiste tisse ensemble ces rebuts en de riches tentures. Suspendues aux murs, ces étoffes post-industrielles aux formes organiques atteignent par leur préciosité une aura d’objets totémiques ou ritualisés.

[•]Né en 1983 à Tengwe, Zimbabwe[•]Vit et travaille à HarareFB@moffat.takadiwaIG@moffattakadiwaShare

Œuvre présentée

GOLDEN DOORS A & B
Tissage d’objets en plastique trouvés (sacs, bobines de ficelle, brosses à dents…)
485 x 360 x 13 cm
Collaboration : Aymen Gharbi
et durant la phase I : Aymen Koundi, Aziz Hamlia, Aziz Rakm, Lotfi Hrizi
et durant la phase II : Adem el Ayeb, Ghada Loussaïf, Thouraya Loussaïf

Moffat Takadiwa crée des sculptures à partir de matériaux collectés dans les décharges du quartier de Mbrare, l’un des plus grands centres de recyclage et d’économie informelle du Zimbabwe. Déchets informatiques, bouchons plastiques, brosses à dents, tubes de dentifrice, autant de rebuts considérés comme des vestiges du capitalisme ou des traces contemporaines du colonialisme que l’artiste métamorphose en des tentures abstraites. S’inspirant de savoir-faire et de méthodes traditionnelles de tissage, ses « étoffes » post-industrielles aux formes organiques atteignent par leur préciosité une aura d’objets totémiques ou ritualisés. Les œuvres de Moffat Takadiwa traduisent ses préoccupations liées aux questions de consommation, d’inégalité et d’environnement.

GOLDEN DOORS A & B ont été composées à partir de sacs plastiques colorés, objet emblématique de la Tunisie contemporaine qui envahit les paysages ruraux et urbains, et de bobines en plastique jaunes, déchets de l’industrie textile. À la manière de fils ou de fibres, ces sachets ramassés et nettoyés ont été tissés sur un métier créé spécifiquement, installé dans un atelier de la médina de Tunis, à proximité de Dar Othman et de son majestueux portail en bois dont les deux œuvres s’inspirent. Ici, la tradition du tissage est mise à profit pour croiser, via des matériaux contemporains, deux signes forts et anachroniques pointés par l’artiste : les portes de Tunis comme surligneur d’architecture et d’histoire, et le sac plastique comme marqueur d’un présent surchargé de pollution.

.